Le 4 mars 2007. En s'imposant à Sochaux, Nantes entretient l'espoir d'un maintien vital pour le doyen de l'élite du football français. Laissés à la dernière place du classement après la victoire, la veille, de Sedan face à Paris, les Canaris ont livré une prestation sérieuse et pleine de réalisme face à une formation de Sochaux très joueuse et dangereuse. L'espoir est toujours là.
C'est avec une grosse pression que les joueurs nantais entraient sur la pelouse du stade Auguste Bonal de Sochaux, en match décalé de la 27e journée de Ligue 1. La veille, Sedan s'était en effet imposé sur son terrain face à Paris, autre concurrent dans la lutte pour le maintien. Du coup, le FCNA, avec un match en retard, prenait la lanterne rouge du championnat... Pas facile d'entrer sur le terrain du quatrième, en sachant que tout autre résultat qu'une victoire laisserait la Maison Jaune dans cette peu enviable position. Mais c'était compter sans la volonté, la solidarité et la vaillance des joueurs de Michel Der Zakarian et Japhet N'Doram. Les techniciens reconduisaient le même onze de départ qui s'était qualifié cinq jours plus tôt à Sedan, en Coupe de France.
A l'entame de la rencontre, ce qu'on pouvait redouter prenait forme. Sochaux opposait d'entrée un gros pressing sur les lignes défensives nantaises. Santos se retrouvait ainsi en position idéale pour une lourde frappe dans la surface qui s'envolait au-dessus de la transversale de Fabien Barthez. Le portier nantais serait décisif quelques instants plus tard, en sortant le grand jeu d'une belle parade sur une frappe de Dagano (14') Mais ce serait pourtant là les seules occasions réellement dangereuses des joueurs du Doubs. Le portier nantais était en effet très peu sollicité, sa défense repoussant l'essentiel des velléités de Sochaliens bien peu inspirés dans le dernier geste.
La jeunesse nantaise
réaliste
Au quart d'heure de jeu, les Canaris desserraient quelque peu l'étau et Claudiu Keserü pouvait placer une première frappe à la conclusion d'un beau mouvement de Dimitri Payet (12') Quelques instants plus tard, c'est Frédéric Da Rocha qui récupérait le cuir à quelques vingt mètres du but de Richert avant de servir Mamadou Diallo qui n'accrochait pas le cadre (16') Sous pression, Nantes n'était pas au mieux et commettait pas mal d'erreurs techniques sur une pelouse calamiteuse, il est vrai. C'est en tout cas à ce moment de la partie que Dimitri Payet donnait l'avantage aux siens en fusillant Richert d'une puissante frappe à l'entrée de la surface, après avoir effacé deux défenseurs : 0-1 (23') Un avantage qui resterait pourtant de courte durée. Mamadou Diallo avait le ballon du KO au bout du pied par deux fois, mais le Malien était repris in extremis dans la surface par Afolabi (29' et 33') C'est au contraire Sochaux qui revenait au tableau suite à un penalty sifflé, sévèrement, pour une faute d'Alioum Saïdou sur Birsa. Le Camerounais avait pourtant joué le ballon... Quoiqu'il en soit, Santos transformait la sentence et permettait à Sochaux de revenir aux vestiaires avec un score de parité: 1-1 (34')
Dès le retour sur le terrain, Sochaux reprenait son travail de pilonnage devant la surface nantaise, mais Dagano n'accrochait pas le cadre (47') et Isabey voyait sa tentative repoussée (50') Les Nantais en profitaient pour lancer un contre foudroyant de Claudiu Keserü. Lancé par une lumineuse ouverture de Dimitri Payet qui profitait d'un alignement aléatoire de la défense sochalienne. L'attaquant Roumain partait seul au but et prenait tout son temps pour "aligner" le portier doubiste : 1-2 (51') La réponse sochalienne serait immédiate avec une lourde frappe de Pitau qui butait sur un grand Fabien Barthez (55') Dès lors, Nantes allait devoir tenir, résister et, pourquoi pas placer un contre pour faire le break, à l'image de cette ouverture d'Alioum Saïdou à destination de Dimitri Payet qui échouait sur Richert (69') Sur une nouvelle frappe à distance de Ziani, c'est encore Fabien Barthez qui entretenait l'espoir d'une belle claquette (68') Le score ne bougerait plus. Solidaires, accrocheurs et sérieux dans leur match, les Nantais enregistraient leur deuxième succès hors de leurs bases. De quoi entretenir la flamme de l'espoir pour cette opération maintien. Mais c'est maintenant à domicile que les Canaris devront faire la différence. Le chemin sera long !